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Bonjour et bienvenue ! 

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J’ai conçu ce site pour rendre accessibles les quelques textes que j’ai pu écrire dans le passé. Je les revendique encore.

JB emeka D

Dans mon bureau du CCF.
Maison de France, Lagos, en 2004.
Au mur un tableau de Tola Wewe.
Une photo d’Emeka Okereke

Mon Pléiade à moi en quelque sorte. Œuvres complètes, sans papier bible.

Mais au-delà de la part d’orgueil qu’il peut y avoir là dedans (tant pis, j’assume), mon souhait est d’avoir vos réactions, de débattre, de discuter.

Tout en fait ou presque tourne autour de l’Afrique, et date de différentes périodes, porte sur ce que j’ai pu vivre ou observer. Ce qui m’a donné lieu à réfléchir, tant j’en avais besoin pour comprendre les milieux dans lesquels j’évoluais, et essayer de mieux agir.

La plupart aussi sont liés à des personnes, des amitiés. Deux des articles pour Afrique Contemporaine ont été écrits en collaboration, avec deux de mes anciens étudiants de Makerere.
L’un avec Emmanuel  NABUGUZI, qui était devenu partie de la famille, chercheur brillant, disparu prématurément de ce SIDA qui a décimé dans les années 80 la fine fleur de la jeunesse ougandaise.
L’autre avec John-Mary KAUZYA, devenu un haut fonctionnaire des Nations Unies, et qui me fait toujours l’honneur d’une amitié chaleureuse, et d’une complicité intellectuelle riche.
Les articles d’Afrique Contemporaine avaient été sollicités par Jean-Michel GAUD, son rédacteur en chef d’alors. Nous travaillions au Ministère de la Coopération dans le même couloir. Il avait trouvé que je n’écrivais pas trop mal, mais surtout que j’avais connaissance d’une Afrique autre, dans cette institution focalisée sur le “champ” de nos anciennes colonies.
A l’origine des deux textes de Politique Africaine et pour Mawazo, il y a Jean-François MEDARD. Il dirigeait le CREDU à Nairobi, et venait régulièrement à Kampala (ce Monsieur déjà âgé, éminent africaniste reconnu, en avait le courage, bien peu partagé), logeait chez nous, tant toute l’hôtellerie était délabrée. Nous avons beaucoup discuté. Au marxiste que j’étais (et suis encore fondamentalement), il apportait ses concepts, me permettait d’affiner les miens, m’écoutait et me montrait de l’intérêt. Il m’a beaucoup encouragé, et apporté. Homme précieux et rare, d’un grand savoir simple, aujourd’hui disparu. Nous gardons amitié avec ses enfants.

Amitié aussi, en quelque sorte, le lien avec Yambo Ouologuem.  J’ai découvert son roman, Le Devoir de Violence, sur les rayons de la bibliothèque de Makerere. J’étais arrivé depuis peu de mois dans l’Ouganda d’Idi Amin, en 1975, tout frais sorti de l’Université post soixante-huitarde, tout imbibé d’anti-impérialisme et de socialisme démocratique, coco bon teint, tout en sympathie avec le Tiers-Monde. Quelques semaines avaient suffi à faire exploser tous mes repères. Rien ne collait. Ouologuem, avec le Michel Leiris de L’Afrique fantôme, a contribué à me donner de premiers repères pour m’orienter dans cette Afrique qui allait, jusqu’ici, me passionner tant. Surtout, cette idée, finalement pas si évidente, que les Africains sont des hommes comme les autres, les sociétés africaines sont des sociétés comme les autres, et que la spécificité est d’autant plus à prendre en compte que l’identité est essentielle.

L’étude sur Idi Amin Dada est un devoir (me suis-je fait violence) lié à ma participation à la 52e Session  de Perfectionnement du C.H.E.A.M. (Centre des Hautes Etudes sur l’Afrique et l’Asie Modernes). C’était en 1991-1992. Je me suis retrouvé pendant un an, un jour par semaine, avec une cohorte de hauts fonctionnaires, pour une bonne moitié militaires ou personnels de sécurité, à discuter, échanger, et écouter des conférenciers de haut niveau sur toutes sortes de sujets liés aux pays en développement. J’y ai pour la première fois par exemple mesuré l’importance de la question de l’Islamisme et du danger djihadiste – que j’avais touché du doigt par ailleurs à Zaria. La participation impliquait la rédaction d’un mémoire. J’ai choisi d’écrire sur Idi Amin, sous le règne duquel j’avais passé quatre années. Je l’avais vu à plusieurs reprises discourir, notamment lors des cérémonies de remise des diplômes à l’Université dont il était Chancelier (oui Monsieur, cette main-là, ma droite, a serré celle du tyran, une fois). J’avais suivi bien entendu les événements de toute cette période, des plus loufoques aux plus terribles. J’ai voulu essayer de comprendre quels ressorts pouvaient aboutir à l’apparition, à la tête d’un Etat moderne, d’un phénomène de cette nature. Comprendre le personnage, au-delà de la caricature, des a priori négatifs (le Néron africain) ou même positifs (celui qui a humilié le colonisateur, qui a rendu l’économie aux Ougandais en expulsant les Indiens)  qui là encore empêchent de penser.

mon CV

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